Irak
Kunara – 2019

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

Aline Tenu (CNRS – UMR 7041 ArScAn)

Participation d’Éveha

Topographie
Fouille archéologique

La septième campagne de fouilles à Kunara a eu lieu du 14 septembre au 13 octobre 2019, avec la poursuite de l’exploration des chantiers B, C et E. Les chantiers B et C sont fouillés depuis 2012, le chantier E depuis 2015. Ils sont tous trois situés en ville basse, où se concentrent désormais les recherches.

 

Chantier B

Cette année, la fouille du bâtiment B. 715 situé au sud-ouest du chantier a commencé. On y a découvert une pièce d’au moins 30 m2 qui avait été délibérément comblée puis réoccupée au IIe millénaire. Cette dernière est caractérisée par un mobilier céramique présentant des décors géométriques, anthropomorphes et animaliers variés. Ensuite, des tessons, sans qu’il soit possible de les associer avec certitude à des vestiges architecturaux, témoignent d’une installation à l’âge du Fer.

 

Chantier C

Les fouilles se sont focalisées au nord-ouest du chantier. Une sorte de place très soigneusement revêtue de galets et couverte de tessons céramiques y a été mise au jour ainsi que plusieurs installations placées dans un bâtiment ou une courette fermée de murets. Cette dernière était associée à d’autres structures, mais leur dégagement a à peine débuté. La reprise de la fouille de la pièce à cupule du bâtiment B. 517 a permis la découverte d’un nouveau sol, très richement doté en matériel céramique.

 

Chantier E

Deux secteurs ont été fouillés afin de poursuivre l’exploration du bâtiment monumental B. 659. Au nord, son angle nord-est a ainsi été dégagé ainsi qu’une nouvelle pièce (L. 911), qui marque probablement la limite nord du bâtiment. Une nouvelle pièce a été découverte au sud de L. 692, mise au jour en 2018. La pièce L. 915 présente un sol très soigneusement dallé de carreaux de terre cuite, recouverts et jointoyés au bitume. Parallèlement à la fouille des chantiers, les études céramique et archéo-zoologique se sont poursuivies alors que des prélèvements micro-morphologiques ont été réalisés dans les superstructures des murs afin d’en apprendre davantage sur les modes de construction.

Aline Tenu, chargée de recherche au CNRS, UMR 7041 ArScAn