Liban
Tyr – 2019

© Mission archéologique de Tyr

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

Pierre-Louis Gatier (CNRS, UMR 5189 – HISOMA)

Participation d’Éveha

Topographie

Une nouvelle campagne de fouilles et de relevés architecturaux a eu lieu entre le 30 septembre et le 26 octobre 2019 sur le site de Tyr. Il s’agissait de la 12e participation d’Eveha International à ce projet, ce qui traduit une collaboration fructueuse. Dans ce cadre, Xavier Husson a pris en charge les travaux topographiques et photogrammétriques.
Cette année encore, plusieurs secteurs ont été prospectés et fouillés :

– L’aire ouverte en 2018 dans l’enclos canonial a fait l’objet d’une fouille fine (Secteur 1, sondage 3). Celle-ci a permis d’apporter des premières précisions sur l’évolution du secteur pendant les périodes islamique et franque. Trois ensembles de constructions ont été identifiés. L’une de ces unités architecturales possède plusieurs pièces dont l’une renfermait une mosaïque protobyzantine. Des relevés topographiques et photogrammétriques ont complété l’enregistrement global de la zone.

– À l’opposé du site, dans le Secteur 7, la fouille des petits thermes, entamée en 2018, s’est poursuivie et la partie dégagée a été étendue. L’extension de la zone a permis de découvrir des latrines et l’amorce d’un stylobate. Ces nouvelles découvertes changent l’échelle d’analyse. Elles laissent supposer, non pas des petits bains de quartier, mais bien un nouveau véritable complexe thermal.

– Des relevés ont été entrepris dans le cadre de l’étude géoarchéologique de la presqu’île. Celle-ci vise notamment à comprendre les logiques d’approvisionnement en eau et l’évolution des rivages côtiers. À cette fin, il a fallu rattacher en nivellement le site de Tyr-ville et celui de l’el-Bass, situé largement à l’Est, où se trouve un long segment de l’aqueduc romain. Une deuxième opération a consisté à faire différents relevés des rivages, de manière à documenter les variations du niveau marin. Ce travail a été réalisé sous la conduite de Jean-Philippe Goiran (Archéorient, UMR 5133).

– Cette campagne a été marquée par la première utilisation d’un drone, ce qui a permis de réaliser des prises de vue aériennes inédites.

Du fait de la situation politique, la mission de terrain a été écourtée. La dernière semaine a été consacrée au travail de post-fouille dans les locaux de l’Ifpo à Beyrouth. Ceci a permis de bien avancer les travaux de mise au net et d’uniformisation de la documentation graphique. L’ensemble a été intégré au SIG. Une nouvelle base de données devrait bientôt enrichir et compléter ce système d’enregistrement.