Liban
Enfeh

Depuis 2013, une équipe conduite par Dominique Parayre, professeur émérite de Lille3 (UMR 7041 ArScAn équipe Vepmo, Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie, 92 Nanterre, France) participe à la Mission Archéologique d'Enfeh dirigée par Nadine Panayot-Haroun (directrice du département d'archéologie et de muséologie de l'Université de Balamand).

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

Nadine Panayot-Haroun, directrice du département d’archéologie et de muséologie (DAM), Université de Balamand, Liban-Nord
Dominique Parayre, professeur émérite, UMR 7041 ArScAn équipe Vepmo, Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie (MAE), Nanterre

Localisation et résumé historique

Située à 15km au sud de Tripoli, la commune d’Enfeh appartient à l’une des régions les plus mal connues du Liban septentrional. Ce territoire, encore préservé de l’urbanisation massive du pays, est constitué d’une étroite bande littorale et d’un arrière-pays vallonné qui touche aux contreforts du Mont-Liban. La côte est marquée par un promontoire de 400m de long sur une centaine de large au sud duquel se concentre le centre ancien de la ville actuelle.

Si Enfeh est attestée historiquement au Bronze récent sous le nom d’Ambi puis au VIIe siècle avant J.-C. sous le nom d’Ampa, ni la prospection ni les fouilles n’ont pour l’instant permis d’identifier la localisation du site mentionné. A l’inverse, si aucun texte ne mentionne la ville à l’époque classique, de nombreux vestiges découvert en fouille et en prospection attestent l’importance du site entre les époques hellénistique et byzantine.

Durant les Croisades, le promontoire qui s’avance dans la mer est transformée en forteresse et la seigneurie de Nephin ou Anafa, dépendante du comté de Tripoli, est connue pour ses vins. La forteresse sera prise en 1289 puis démantelée progressivement (il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur et les deux fossés taillés dans la roche qui coupent transversalement le promontoire). Les premières salines d’Enfeh, dont le sel fait partie des plus réputés du Liban, apparaissent à l’époque ottomane et se développent sous le mandat français, au point de recouvrir la quasi-totalité du promontoire et plusieurs points de la côte et de l’arrière-pays immédiat.

 

Historiques des recherches

 

Depuis 2012, l’Université de Balamand, sous la direction de Nadine Panayot-Haroun, conduit la Mission Archéologique d’Enfeh dont le but est de procéder à la réalisation d’une carte archéologique du territoire communal ainsi qu’à la fouille partielle du promontoire rocheux qui caractérise le rivage de la ville. Depuis 2013, une mission française, conduite par Dominique Paryare (MAE René-Ginouvès), participe à ce projet. Les fouilles archéologiques menées sur la promontoire d’Enfeh ont pour l’heure mis en évidence des citernes d’époque byzantine et quelques vestiges de la forteresse médiévale sous la forme d’empreintes creusées dans la roche et de sols conservés sur 2 niveaux datés du 13e siècle, mais pas de traces d’occupations plus anciennes ailleurs que dans des remblais. La prospection du littoral et de plusieurs collines non urbanisées de l’arrière-pays a permis de localiser plusieurs sites datés entre l’époque byzantine à l’époque moderne mais pas de localiser avec certitude un établissement plus ancien.

Participation d’Éveha International

Topographie

PARTENAIRES

Ministère des Affaires étrangères et du Développement international
CNRS/Université de Paris1, UMR 7041 ArScAn équipe Vepmo (Du village à l’état au Proche et au Moyen-Orient).
Université de Balamand
IFPO Beyrouth (Institut Français du Proche Orient)