Arabie Saoudite
Hegra

L'un des tombeaux monumentaux de Madâ’in Salih (© Éveha International)

Éveha International est associé à l'étude du site de Madâ’in Salih, en Arabie Saoudite. Ce projet est dirigé par L. Nehmé (CNRS - UMR 8167 Orient & Méditerranée), D. Al-Tahli (Université de Hâ’il, Arabie Saoudite) et F. Villeneuve (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne). Il est placé sous l'égide du Ministère des Affaires étrangères et du développement international et de la Saudi Commission for Tourism and Heritage.

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

Laïla Nehmé (CNRS – UMR 8167 Orient & Méditerranée)

Daifallah Al-Tahli (Université de Hâ’il, Arabie Saoudite)

François Villeneuve (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne- UMR 7041 ArScAn)

Localisation et résumé historique

 

Le site archéologique de Madâ’in Sâlih, l’ancienne Hégra, se trouve dans le nord-ouest de l’Arabie Saoudite, dans une zone aride ponctuée de plusieurs oasis. L’occupation dans le secteur urbain du site commence dès le Ve siècle avant J.-C., à une époque où l’oasis appartenait peut-être au royaume de Lihyân, dont la capitale était Dadan – actuelle al-‘Ulâ – située à une vingtaine de kilomètres plus au sud. C’est toutefois au cours de la période nabatéenne que la ville connaît son apogée. Avec Pétra, en Jordanie, elle est l’une des plus importantes villes du royaume nabatéen, dont elle garde les marges méridionales. Les Nabatéens comptent parmi eux de nombreux marchands qui se sont enrichis en tirant profit de leur rôle d’intermédiaires entre le sud de la péninsule arabique et le monde méditerranéen. Les impressionnants tombeaux rupestres, qui présentent de nombreux points communs avec ceux de Pétra, sont de nos jours les témoins les plus visibles de cette richesse. Ils ont été taillés dans le rocher au Ier siècle après J.-C.

En 106 ap. J.-C., la ville est intégrée à la province romaine d’Arabie, créée par Trajan dans les frontières du royaume nabatéen. Ses remparts sont alors restaurés mais l’ocupation romaine ne semble pas se poursuivre au-delà du IIIe siècle et la ville est ensuite progressivement abandonnée au cours d’un long processus. Des inscriptions arabes des deux premiers siècles de l’Hégire témoignent cependant d’une présence humaine au début de l’époque islamique.

Au cours du Moyen Âge, le site, vidé de ses habitants, est avant tout une étape routière peuplée de ruines. Au XIVe siècle, alors qu’il chemine vers La Mecque, Ibn Battûta évoque « … la demeure des Thamûd creusée dans des montagnes de grès rouge avec des seuils sculptés et qu’on croirait construits récemment. Les ossements cariés sont à l’intérieur des demeures », citation dans laquelle d’aucuns reconnaissent les tombeaux de Madâ’in Sâlih. Au milieu du XVIIIe siècle, un petit fort ottoman destiné à protéger la route du Hajj y est construit.

 

Historique des recherches

 

Le site est visité par des voyageurs amateurs d’Antiquité dès la fin du XIXe siècle et quelques missions épigraphiques et archéologiques y sont réalisées au début du XXe siècle, notamment celle — remarquable et considérable — des Dominicains de l’Ecole Biblique de Jérusalem, Antonin Jaussen et Raphaël Savignac. Seuls cependant les vestiges visibles sans fouille sont alors décrits. Le site a été classé par les autorités saoudiennes dans les années 1970 et dès lors a été protégé par une clôture. En 2002, la Mission archéologique de Madâ’in Sâlih est créée par le Ministère des Affaires étrangères en partenariat avec les autorités saoudiennes et en 2008, le site est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Deux programmes de recherche se sont succédé de 2002 à 2006 et de 2008 à 2013. Un troisième est en cours depuis 2014. Ils ont porté sur la prospection et la fouille de tous les vestiges, tant archéologiques qu’épigraphiques, avec une attention particulière pour les tombeaux, les sanctuaires, le rempart, l’habitat, etc.

Participation d’Éveha International

Participation aux fouilles archéologiques

PARTENAIRES

Ministère des Affaires étrangères et du développement international

Commission saoudienne pour le Tourisme et le Patrimoine (SCTH)

CNRS, UMR 8167 et UMR 7041

Université Panthéon Sorbonne – Paris 1

LabEx

RESMED

Institut Français du Proche-Orient