Nicaragua
La Tijereta

Le Dr Rigoberto Navarro-Genie, directeur scientifique d’Eveha Nicaragua, a co-dirigé une campagne d’étude et d’enregistrement systématique des témoignages rupestres du site de La Tijereta (El Guineo) sur l’île d’Ometepe (Nicaragua). À ce projet est également associé Roberto Sirias, archéologue contractuel d’Eveha Nicaragua.

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

Dr Rigoberto Navarro-Genie (Directeur scientifique, Eveha Nicaragua)
Roberto Sirias (archéologue contractuel, Eveha Nicaragua)

Localisation et résumé historique 

Le nom du site – La Tijereta – dérive de celui d’une espèce d’oiseaux qui niche à proximité. Il se trouve sur l’île d’Ometepe, à proximité du village de San Ramón, au nord-ouest du volcan Maderas. Il borde les rives du lac Cocibolca, s’enfonçant par endroit sous les eaux de ce dernier.

Il s’agit pour l’essentiel d’un important regroupement de gravures rupestres dispersées sur les différents blocs monumentaux qui occupent la zone.

La Tirejeta est inventorié par l’Instituto Nicaragüense de Turismo (INTUR) sous la référence : La Palma N° 3150 III de INETER.

 

Historique des recherches 

Les premiers chercheurs intervenus sur l’île d’Ometepe – Earl Flint (1878-1899) et John Bransford (1881) – sont passés à côté de ce site difficile d’accès. Leur recherches s’étaient concentrées dans les abords immédiats du volcan Concepción et sur l’isthme qui relie les deux cônes.

L’archéologue allemand Wolfgang Haberland, directeur du musée de Hambourg, a visité les plages d’Ometepe dans les années 1960, prenant notamment plusieurs photos du site de la « La Tijereta ». Impressionné par les motifs des roches d’Ometepe, il écrivit En Ometepe están los petroglifos más bellos que el que suscribe ha visto jamás en Centro América (A Ometepe se trouvent les plus beaux pétroglyphes que le soussigné ait jamais vu en Amérique centrale).

Après avoir découvert le site à travers les clichés de W. Haberland, l’espagnol Joaquín Matilló Vila, directeur du Musée national du Nicaragua entre 1974 et 1979, l’a intégré à son ouvrage “Ometepe, isla de Círculos y Espirales” publié en 1973. Dans ce livre, trois ensembles rupestres sont décrits. 62 roches gravées sont évoquées. L’ouvrage intègre 16 photos correspondant à 24 gravures. J. Matilló Vila précise que certaines roches ne peuvent être documentées car elles sont désormais immergées.

La datation de l’ensemble restait très incertaine.

Le 6 mai 2016, le journal La Prensa a publié plusieurs photos montrant des gravures auparavant immergées mais qui étaient apparues à la suite de la sécheresse des années 2014 et 2015.

C’est dans ce cadre que s’est déroulé le dernier projet réalisé à la fin de l’année 2016, c’est-à-dire avant le remontée hivernale des eaux.

Participation d’Éveha International

Direction
Enregistrement, documentation photographique et topographique
Modélisation 3D

PARTENAIRES

Académie de Géographie et histoire de Nicaragua (AGHN)
Groupe Pellas
Hôtel Villa Paraiso