Italie
Pompei – Porta Nocera

© Mission archéologique de Porta Nocera 2

Eveha International finance en partie la réalisation d'un nouveau programme de recherche sur la nécropole de Porta Nocera à Pompéi placé sous la responsabilité de William Van Andringa (Université Lille III), Thomas Creissen (Éveha International) et Henri Duday (Université de Bordeaux).

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

William Van Andringa (Université Lille III – CNRS, UMR 8164 – HALMA-IPEL, EPHE, depuis 2018)

Thomas Creissen (Éveha International – Université François Rabelais Tours, CNRS UMR 7324 – LAT)

Henri Duday (Université de Bordeaux – Laboratoire d’Anthropologie de Bordeaux)

Localisation et résumé historique

La ville de Pompéi est située au sud de l’Italie, dans la baie de Naples. Sa formation date du tournant du VIIe et VIe siècle av. J.-C. Devenue une ville samnite à la fin du Ve siècle, elle se romanise progressivement à partir de la conquête de la Campanie par Rome, avant de devenir une colonie romaine en 80 av. J.-C. En 79 apr. J.-C., elle est largement ensevelie lors de l’éruption du Vésuve.

La colonisation romaine s’est traduite par le développement de plusieurs nécropoles à incinération tout autour de la ville et de ses remparts, le long des principales voies d’accès à Pompéi. Des monuments funéraires prestigieux, parfois richement ornés, y côtoient des enclos plus modestes au sein desquels sont généralement regroupées plusieurs tombes.

Après l’éruption, l’essentiel des nécropoles s’est trouvé totalement scellé par les dépôts volcaniques. De ce fait, jusqu’à leur redécouverte, les ensembles funéraires ont été conservés dans leur état de 79 apr. J.-C. En ce sens, elles constituent des sources d’informations de premier ordre sur la morphologie des espaces funéraires de la période antique et permettent d’obtenir de précieuses informations sur la manière dont ceux-ci fonctionnaient.

 

Historique des recherches

Les premières tombes de Pompéi ont été dégagées dès le XVIIIe siècle – nécropole de la Porte d’Herculanum –, souvent de manière assez expéditive, ce qui a souvent pu occasionner une érosion des niveaux de fréquentation associés aux tombes. Les tombeaux de la porte de Nocera, au cœur d’un nouveau programme de recherche, ont été mis au jour à l’initiative d’Amedeo Maiuri au milieu du XXe siècle à une date récente qui les a préservés des destructions du temps. La nécropole se compose de deux ensembles principaux : un premier tronçon est situé dans les abords immédiats de la porte de Nocera, de part et d’autre de la route de Nocera. Le second est situé bien plus à l’est, bordant la même voie de communication. Après le dégagement intensif des années 1950, des interventions ponctuelles sur différents enclos de cette nécropole ont eu lieu. Entre 2003 et 2007, cinq enclos ont fait l’objet d’un programme d’étude très complet visant à restituer de manière la plus précise possible la morphologie comme la chronologie d’un quartier funéraire de la nécropole. Surtout, ces dernières fouilles ont permis d’apporter un nouvel éclairage sur les rituels et les usages liés à la mort, de la crémation à la l’abandon de la tombe en passant par la mise au tombeau et la commémoration des défunts. Le nouveau programme, en partie porté par Éveha International, vise à compléter ces informations en analysant un secteur mitoyen. Il s’agit notamment d’y mettre au jour des vestiges appartenant aux plus anciennes phases de la nécropole, les moins bien documentées lors de la campagne précédente, mais aussi de vérifier la validité des hypothèses formulées auparavant.

Par ailleurs, les fouilles porteront également sur la partie orientale de la nécropole de Porta Nocera où sont présentes des structures funéraires de morphologie très variée, du monument prestigieux au simple enclos funéraire pouvant parfois accueillir d’impressionnants alignements de stèles.

Dans ce programme, une large place sera accordée à la photogrammétrie afin d’essayer d’apprécier au mieux l’apport de cette nouvelle méthode d’enregistrement à l’analyse et l’interprétation des vestiges.

Participation d’Éveha International

archéo-anthropologie, recherches archéologiques, direction

PARTENAIRES

Soprintendenza par i Beni Archeologici di Napoli e Pompei(Italie)

École Française de Rome (France)

Université de Lille III (France)

Éveha International (France)

Laboratoire d’anthropologie de Bordeaux (France)

Archeodunum (France)

Programme AGRUMED (France)