Égypte
Taposiris Magna

Th. Gonon © mission archéologique de Taposiris Magna

La ville de Taposiris Magna est une fondation hellénistique, sur la côte méditerranéenne de l'Egypte, à environ 60 km à l'ouest d'Alexandrie. La mission française s'attache à étudier l'histoire de cette ville portuaire, ouverte sur l'extrémité ouest du lac Mariout et sur la Méditerranée. Elle est dirigée par Marie-Françoise Boussac, Professeur d'histoire grecque à l'université Paris X – Nanterre.

Présentation des campagnes
(par année)


Direction

Marie-Françoise Boussac (Université de Paris X-Nanterre)

Localisation et résumé historique 

 

Taposiris Magna est implantée dans le nord de l’Egypte, sur la côté méditerranéenne. Elle se situe à une soixantaine de kilomètres à l’ouest d’Alexandrie.

 

La fondation de Taposiris Magna remonte à l’époque ptolémaïque, au début du IIIe siècle avant notre ère. Elle n’est pas fondée ex-nihilo, mais à quelques kilomètres d’une autre ville, Plinthine, qui remonterait, en l’état des connaissances, au VIe siècle avant notre ère. Elle ne remplace pas cette ville, mais vient se juxtaposer à elle. Taposiris Magna se développera jusqu’à l’époque romaine, puisque Claude la décrit comme une des portes de l’Egypte, tout comme Alexandrie ou Péluse.

 

Au début de l’époque musulmane, elle semble progressivement abandonnée. Cette fondation n’aura pas connu la prospérité de sa voisine Alexandrie.

 

Elle se développe principalement sur le flanc sud du cordon de grès dunaire séparant la mer du lac, depuis Alexandrie à l’est. Au sommet, un temple dédié à Osiris domine le site de toute sa masse. Dans les pentes, divers vestiges sont connus, en particulier des maisons plus ou moins luxueuses, mais aussi et surtout des bains souterrains. Dans la partie basse de la ville, nous trouvons un tissu urbain plus dense, ainsi que des quartiers artisanaux qui semblent se développer au contact du lac. Le lac présente divers aménagements, tels un port, des viviers… Une galerie hydraulique est connue, traversant le site du sud au nord (nous ne connaissons pas exactement son sens d’écoulement). De plus, de nombreuses citernes souterraines et des puits semblent parsemer la ville pour assurer l’alimentation en eau de cette cité antique.

 

Historiques des recherches

 

Le site a retenu l’attention des archéologues dès le tout début du XXe siècle, lorsque l’italien Evaristo Breccia a conduit les premières fouilles et les premiers rélevés. Il s’attachera à faire un état des lieux, mais découvrira en particulier les bains souterrains et la grande galerie souterraine. Par la suite, une équipe américaine interviendra dans la ville basse, près du port, au cours des années 70. Plus tard, dans les années 80 et au début des années 90, le hongrois Vörös se concentrera sur le temple sommital. Enfin, en 1998, Marie-Françoise Boussac met en place le programme actuel d’étude de l’ensemble de la ville.

Participation d’Éveha International

Topographie

PARTENAIRES

Ministère des Affaires étrangères et du développement international

Institut Français d’Archéologie Orientale (IFAO)

ArScAn (Archéologie et Sciences de l’Antiquité, CNRS UMR 7041)

HiSoMa (Histoire et Sources des Mondes Antiques, CNRS, UMR 5189).

INRAP