Pompei – Porta Ercolano

Un topographe d’Éveha International participe au projet d’étude de la Porte d’Herculanum à Pompéi.
L’équipe est dirigée par S. Zanella (Paris I/Collège de France, L. Cavasa (CNRS, Université Aix-Marseille), N. Laubry (Université de Créteil), N. Monteix (Université de Rouen).

Participation d’Éveha
Topographie

Localisation
Italie

Localisation et résumé historique
La ville de Pompéi est située au sud de l’Italie, dans la baie de Naples. Sa formation date du tournant des VIIe-VIe siècle av. J.-C. Devenue une ville samnite à la fin du Ve siècle, elle se romanise progressivement à partir de la conquête de la Campanie par Rome, avant de devenir une colonie romaine en 80 av. J.-C. En 79 apr. J.-C., elle est largement ensevelie lors de l’éruption du Vésuve.

Dès l’époque samnite, plusieurs nécropoles sont attestées, dont l’une a été repérée dans le secteur de la Porte d’Herculanum. Cette partie de la ville a continué à se voir doter d’un usage funéraire jusqu’à l’ensevelissement de la ville. De très nombreux tombeaux bordent encore la voie. La particularité réside ici dans le fait que les morts cohabitent étroitement avec les vivants : plusieurs habitats sont connus, qu’il s’agisse de la Villa des colonnes à mosaïques, de la Villa de Cicéron ou bien encore de la Villa de Diomède. A ces unités d’habitations sont en outre associés divers ateliers, lieux de production ou boutiques, dont certaines étaient encore en fonction au moment de l’éruption.

Historique des recherches
La nécropole de la Porte d’Herculanum a été l’un des premiers secteurs de Pompéi à être dégagé. Certaines villas sont mises au jour et publiées dès le XVIIIe siècle. Les tombeaux sont également rapidement identifiés et de publications plus ou moins récentes leur ont été consacrées sous forme d’articles ou de synthèses. La présence de tombes samnites est reconnue dès la seconde moitié du XIXe siècle, et d’autres découvertes sont intervenues au cours du XXe siècle.

En définitive, il s’agit d’une zone assez bien documentée dont nous pouvons suivre l’évolution dans les grandes lignes. Pour autant, une étude de détail reste à effectuer. Un nouveau projet a donc été lancé en 2012. Il se focalise plus particulièrement sur l’articulation entre les zones à vocations funéraires et celles utilisées à des fins productives ou commerciales. Il permettra également de préciser la fonction impartie à chacun de ces espaces et, dans la mesure du possible, d’en déterminer le statut légal : la présence de nombreuses inscriptions associées aux tombeaux permet en effet d’obtenir de précieuses informations sur l’identité des propriétaires.

Partenaires
École Française de Rome
Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International
CNRS
Centre Camille Jullian
Centre Jean Bérard
Université de Rouen
Université de Paris-Est
Sociétés CmD2 et Artfusion

Campagnes