Direction
Catherine Marro (CNRS, Laboratoire Archéorient, UMR 5133)
Veli Bakhshaliyev (Académie Nationale des Sciences d’Azerbaïdjan)
Participation d’Éveha
Fouille archéologique
Topographie SIG
Localisation
Irak

En 2016, la fouille sur le dôme de sel de Duzdagi s’est concentrée sur les zones où nous avons déjà travaillé en 2015. A savoir, le secteur M1, sur lequel nous avons concentré l’essentiel de nos travaux depuis le début de nos investigations, mais aussi le secteur M14, dont nous avions tout juste amorcé l’étude l’année dernière.
En M1, nous avons poursuivi le dégagement de structures datées de la période kuro-araxe, tandis que nous avons ouvert une longue et profonde tranchée en M14, dans un mamelon bordant les plateformes au nord, utilisées comme carreau minier. Au cours de la campagne précédente, seuls quelques sondages préliminaires avaient été ouverts dans cette zone : ils avaient livré de petits foyers, correspondant probablement aux besoins logistiques des mineurs ou des bergers. Les datations radiocarbones effectuées sur ces foyers montrent qu’ils sont relativement récents (Âge du Fer, entre le IVe s. av. J.-C. et le IVe s. ap. J.-C.). La tranchée ouverte en 2016 en M14 est longue d’une vingtaine de mètres pour une profondeur de 7 mètres au maximum ; elle a livré une stratification témoignant de l’histoire climatique récente de la région, avec des faciès correspondant plutôt à des épisodes humides, d’autres à des épisodes secs. Au milieu de cette séquence stratigraphique, quelques foyers suggèrent une présence humaine récurrente, sans qu’une occupation des lieux ne soit véritablement avérée. Les restes de céramiques associés à ces foyers ou mélangés aux colluvions semblent tous dater de l’âge du Fer.
En dehors du secteur M1, situé dans le niveau de sel 2 (SL2), les vestiges de l’exploitation du sel durant la période kuro-araxe demeurent donc difficiles à appréhender. Ils sont largement occultés par l’épaisseur de la couche de colluvions, qui dans le niveau de sel 3 (SL3), où est situé le secteur 1, atteignent parfois plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur.



