Pompei – Pistrina – 2014

Participation d’Éveha
Recherches archéologiques

Localisation
Italie

Au cours de l’année 2014, deux nouvelles campagnes de terrain ont été consacrées à l’étude des boulangeries de Pompéi, un collaborateur d’Éveha International ayant participé à la première d’entre elles.
Pour l’essentiel, il s’est agi de compléter les travaux de relevés déjà engagés au cours des années précédentes, tout en procédant à des nettoyages plus ou moins poussés dans certains cas.
13 boulangeries ont été étudiées, et au total plus de 70 relevés ont pu être finalisés.

Les observations et nettoyages ont permis de mieux comprendre l’évolution de la plupart de ces boulangeries au cours de leur période d’utilisation, plus ou moins longue selon les cas. Des phasages affinés peuvent désormais être proposés, qui témoignent de certaines transformations dans la morphologie comme dans la fonction des espaces.
Dans deux cas, il a été possible de montrer que ces complexes étaient en partie abandonnés au moment de la fouille, certaines meules étant en partie démantelées (I 3, 27) ou difficilement fonctionnelles (IX 3, 10-12).
Même si les nettoyages sont souvent restés incomplets, il a été possible de préciser la fonction des différents espaces qui constituaient ces boulangeries : salle des meules, fours, salle du pétrin, citernes, latrines… Par ailleurs, plusieurs aménagements spécifiques ont pu être identifiés. En dehors des fours et des meules, aisément reconnaissables, de nouvelles observations ont pu être réalisées sur les systèmes d’approvisionnement en eau, dont certains étaient destinés à alimenter des bassins ayant pu servir à humidifier le grain avant la mouture (VII 2, 3.6). Ailleurs, il a été possible de retrouver les ancrages au sol de ce qui aurait pu correspondre à un coffre de pétrissage en bois (IX 3, 10-12). Dans la plupart des autres cas, les pétrins sont en pierre, et plusieurs d’entre eux conservent des vestiges plus ou moins importants de leur lame de frasage et de son système de fixation. Dans un cas, des systèmes d’encastrement présents dans une maçonnerie correspondent très probablement aux vestiges d’une étagère destinée à supporter les pâtons pendant la levée (VII 12, 11).

Une étude attentive des archives de fouilles et des publications anciennes a permis de mettre en évidence d’importantes modifications intervenues depuis la découverte originelle : vestiges ensevelis sous une masse de sédiment pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres, meules ou pétrins déplacés, maçonneries effondrées et parfois largement remontées, ou bien encore dégradation de certains éléments mobilier, comme les lames de frasages.
Enfin, un examen approfondi de l’ensemble formé par les constructions situées en I 4, 12 et I 4, 13-17 a permis de confirmer qu’elles appartenaient bien à deux complexes différents malgré leur proximité géographique. Au total donc, ce sont désormais 40 boulangeries qui sont connues sur le site de Pompéi.

Campagnes