Direction
Laïla Nehmé (CNRS – UMR 8167 Orient & Méditerranée)
Daifallah Al-Tahli (Université de Hâ’il, Arabie Saoudite)
François Villeneuve (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne- UMR 7041 ArScAn)
Participation d’Éveha
Fouilles archéologiques
Localisation
Arabie Saoudite

La participation de Damien Gazagne, d’Eveha International, à la fouille du sanctuaire urbain de Hegra s’est poursuivie au début de l’année 2020. Les travaux de terrain ont permis de poursuivre l’étude du sanctuaire, dont l’occupation s’échelonne entre le Ier et le début du Ve siècle de l’ère chrétienne.
La première phase, nabatéenne, voit l’édification d’un haut-lieu sacré associé à une terrasse basse entourée d’un mur de temenos. Celle-ci présente des éléments de comparaison avec des sanctuaires sud-arabiques, notamment des salles installées à la périphérie du mur de temenos.
La deuxième phase, romaine, est caractérisée par la transformation, pour tout ou partie, de la terrasse basse en lieu de culte pour la garnison. De nouvelles salles périphériques sont créées, qui servent probablement de chapelles. Celles-ci sont consacrées à des dieux, tels que Jupiter damascène, mentionné dans une inscription retrouvée cette année, qui sont l’objet d’un culte de la part des soldats. Le sanctuaire dispose désormais de deux entrées, formellement identifiées lors de cette campagne : l’entrée principale, à l’ouest, donne accès au tétrapyle qui se trouve au sommet de la butte rocheuse et qui formait une sorte de haut-lieu. Il était probablement consacré à la divinité principale du sanctuaire, peut-être le dieu des cieux mentionné dans une inscription. L’entrée secondaire, installée au nord, ouvre sur la terrasse basse qui était dédiée, au moins en partie, à d’autres divinités.
À la fin de la période romaine, la terrasse basse du sanctuaire est reconvertie en zone artisanale. Le mur de temenos est partiellement démantelé pour favoriser l’accès à une possible huilerie, à une batterie de fours et à une maison installées dans la cour du sanctuaire.







