Thâj – 2018

Participation d’Éveha
Fouilles archéologiques

Localisation
Arabie Saoudite

En 2018, la mission archéologique de Thaj a porté sur différents secteurs.
L’essentiel de la participation d’Éveha International s’est concentré sur la porte sud-est de Thaj, sous la conduite de Damien Gazagne.
Les travaux de terrain ont permis de mettre au jour le système défensif d’une des portes d’entrée de la ville, qui s’étend sur une superficie de 500 m². La séquence stratigraphique atteint 2,5 mètres d’amplitude et a permis de documenter les phases tardives, allant du 4e au 13e siècle de notre ère.
À la fin des troubles dans la région, au début du 4e siècle de notre ère, la porte, qui avait été bouchée, est rouverte et un axe de circulation est à nouveau installé. Le secteur est occupé jusqu’au milieu du 7e siècle et sera définitivement abandonné à cette période. Seul un cimetière médiéval occupera une partie de l’espace à une époque beaucoup plus tardive.
À l’intérieur des remparts, un quartier de la ville a continué d’être exploré par une équipe saoudienne.
À l’extérieur, un faubourg déjà partiellement exploré au cours des années précédentes a fait l’objet d’investigations complémentaires. Ces dernières ont porté sur des secteurs d’artisanat – atelier de potiers notamment – mais elles ont également permis de mettre en évidence les premières phases d’occupation de la zone, caractérisées par la présence d’un bâtiment monumental construit en grand appareil soigneusement taillé et appareillé.
Dans la nécropole sud, plusieurs monuments funéraires ont été fouillés, parmi lesquels des grands tumulus ou « cercles blancs ». Dans certains cas, les squelettes étaient encore présents, mais la majorité des tombes semble avoir été pillée.
Enfin, dans le quartier nord de la ville, des prospections géophysiques associées à la réalisation de quelques tranchées mécaniques ont permis de renouveler la vision de cette partie de l’ancienne Thâj, apparemment très faiblement urbanisée.

Campagnes