Gabies

Dans le cadre de nouvelles études sur le site de Gabies, Éveha International effectue différentes prestations archéologiques pour le compte de la mission dirigée par Daniel Roger (conservateur au Musée du Louvre, avec la collaboration de Charles-Édouard Sauvin et Aurora Taiuti, chargés de mission).

Participation d’Éveha
Topographie
Restitutions architecturales

Localisation
Italie

Localisation et résumé historique
Gabies se situe à une vingtaine de kilomètres à l’est de Rome, dans le centre de l’Italie. L’ancienne cité s’était implantée sur les bords d’un ancien lac volcanique qui a été asséché au XIXe siècle.
Il s’agit de l’une des plus anciennes cités du Latium, dans laquelle les jeunes Rémus et Romulus auraient reçu leur éducation. Une nécropole de l’âge du Fer retrouvée à proximité indique en tout cas que le secteur était occupé dès le IXe siècle avant notre ère. Au cours du VIIIe siècle av. J.-C., un rempart est érigé autour de la cité. Il a connu plusieurs remaniements durant la période archaïque. Gabies a été prise par les Romains à la fin de la Monarchie (Ve siècle avant J.-C.).
La cité prospère par la suite. La période républicaine est notamment marquée par l’érection d’un grand temple dédié à Juno Gabina, achevé aux environs de 160 av. J.-C, dont d’imposants vestiges sont encore conservés. Il se situe à proximité du forum et prenait place au centre d’un vaste péribole.
Dès les années 250 après J.-C., ce complexe cultuel commence à être abandonné et la cité est marquée par un certain déclin au cours de l’Antiquité tardive. Toutefois, Gabies conserve une place assez importante : dans la seconde moitié du Ve siècle, un évêque est mentionné et les sources textuelles du VIe siècle font encore état de l’existence d’une communauté chrétienne. L’occupation humaine se maintient très timidement au-delà de l’Antiquité. Sur le site sont encore visibles les vestiges d’une église pour partie implantée dans les ruines d’un bâtiment antique. Elle est mentionnée pour la première fois aux environs de 1030 et témoigne ainsi de ces occupations tardives.

Historique des recherches
L’exploration archéologique de Gabies a débuté dès la période moderne. À la fin du XVIIIe siècle, à l’occasion des fouilles réalisées sous la conduite du peintre d’origine écossaise Gavin Hamilton, le forum est largement exploré. Ces travaux permettent d’identifier une pièce dévolue au culte impérial – l’Augusteum – dans laquelle est retrouvée une série de prestigieux portraits impériaux sculptés. Après avoir été achetés par Napoléon au début du XIXe siècle, ces derniers ont intégré les collections du Louvre.
De ce fait, le Musée du Louvre est impliqué depuis 2013 dans un programme de fouilles sur le site de Gabies. Le projet est placé sous la responsabilité de Daniel Roger (Musée du Louvre) et vise notamment à mieux comprendre la morphologie du secteur dont sont censées provenir ces statues. L’idée étant à terme de pouvoir restituer virtuellement ces œuvres dans leur contexte architectural. Plus globalement, l’étude porte sur l’ensemble de cette partie de la cité antique et sur son évolution urbaine. Dans le même temps, d’autres équipes américaines, italiennes et allemandes œuvrent sur le site. Un colloque présentant un état des connaissances sur le site de Gabies est prévu dans les années à venir. Une grande exposition itinérante – Italie, France et États-Unis – devrait également être organisée autour de ce site majeur de l’Antiquité (2018).

Partenaires
Musée du Louvre (France)
École française de Rome (France)
Soprintendenza speciale per i beni archeologici di Roma (Italie)

Campagnes