Direction
Aline Tenu (CNRS – UMR 7041 ArScAn)
Participation d’Éveha
Fouille archéologique
Topographie SIG
Localisation
Irak

La campagne de fouilles 2017 s’est déroulée du 15 septembre au 14 octobre 2017. Elle a dû être écourtée du fait de la situation régionale. Les trois chantiers ouverts en 2015 et 2016 (B, C et E) ont continué d’être fouillés en extension.
Sur le chantier E, la fouille s’est étendue au sud de la petite maison de 26 m2 identifiée en 2016 et à l’est du bâtiment monumental repéré en 2015. Un vaste espace reconnu sur plus de plus de 40m2 (mais ses limites sud et est ne dont pas encore connues) et libre de toute installation y a été dégagé. La maison accolée au gros édifice n’était donc pas incluse dans le tissu urbain. Le sol de cet espace n’a livré aucun matériel. L’angle sud-est du bâtiment a été découvert cette année. La façade est de l’édifice atteignait donc environ 20 m de long. Pour l’instant, nous ne savons rien de sa fonction et sa fouille est programmée pour 2018.
La façade orientale du bâtiment monumental du chantier B a également été reconnue sur toute sa longueur qui atteint 40 m. Seules les pièces sur la bordure extérieure du bâtiment sont connues, mais elles appartiennent clairement à deux secteurs distincts. Au sud-est, les circulations sont très contrôlées et les seuils des portes bien marqués contrairement à une grand espace de circulation aménagé au nord-est. On y a découvert des moules pour la fabrication de lames en métal.
Deux grands secteurs ont été fouillés sur le chantier C : les bâtiments au nord et la cave semi-enterrée au sud. La fouille s’est concentrée sur une pièce de cette dernière qui a livré près de 70 tablettes cunéiformes et fragments. Ces documents en général très mal conservés appartiennent au même « bureau de la farine » que les tablettes découvertes dans le même bâtiment lors des deux campagnes précédentes. Au nord, l’organisation des deux bâtiments a pu être mieux comprise et une pièce, identifiée en 2015, a été entièrement reconnue : elle couvre 90 m2 et des installations laissent penser qu’il s’agissait d’un espace à l’air libre. Un très abondant matériel céramique provient de ce chantier.
Kunara est un site important de la fin du IIIe millénaire av. J.-C. sur lequel les édifices publics étaient soigneusement construits avec des méthodes originales associant soubassements en pierre et superstructure en terre massive (différentes formes de bauge et de pisé). On a également remarqué que les bâtisseurs de Kunara avaient su compenser les irrégularités du terrain en adaptant la hauteur et l’épaisseur des soubassements.
Aline Tenu, chargée de recherche au CNRS

(Mission archéologique du Peramagron)

(Mission archéologique du Peramagron)

(Mission archéologique du Peramagron)

(Mission archéologique du Peramagron)

(Mission archéologique du Peramagron)







